Commencer par l’unité extérieure
Dans une maison, on choisit d’abord l’appareil intérieur. Dans un immeuble ancien de Versailles, c’est l’inverse : tout part de l’endroit où l’unité extérieure peut être posée, car c’est elle qui conditionne les autorisations, la longueur des liaisons et donc le prix.
L’emplacement le plus souvent accepté : invisible de la rue. Attention au bruit, qui se réverbère entre les murs, et aux fenêtres des voisins.
Possible si le balcon donne sur cour ou n’est pas visible depuis l’espace public. Côté rue, dans le secteur protégé, il est en général refusé.
Pour un dernier étage, ou avec des liaisons qui montent par une gaine. Pose plus lourde, souvent avec nacelle, et accord de la copropriété obligatoire.
Le climatiseur monobloc, sans unité extérieure, reste la seule option. Il demande tout de même deux percements en façade.
Les règles qui s’appliquent à chaque emplacement sont détaillées sur notre page démarches à Versailles.
Choisir le type d’appareil
Le mural, le plus courant
L’unité intérieure se fixe en haut d’un mur. Avec des plafonds de 3 mètres ou plus, on la place souvent sous la corniche plutôt que tout en haut : l’air frais doit descendre vers les occupants, pas rester bloqué sous le plafond. Une pièce de 30 m² sous 3,20 m de plafond représente près de 100 m³ d’air, autant qu’une pièce de 40 m² dans un logement récent : la puissance se calcule sur le volume et l’exposition, pas seulement sur la surface.
Le multisplit, pour plusieurs pièces
Une seule unité extérieure alimente deux à cinq unités intérieures. C’est souvent la seule façon de climatiser plusieurs chambres quand la copropriété n’accepte qu’un emplacement extérieur. Les liaisons partent toutes de ce point : leur tracé jusqu’à chaque pièce est à étudier dès la visite.
Le gainable, quand un faux plafond est possible
Un appareil caché dans un faux plafond, souvent dans le couloir ou une salle de bains, distribue l’air par des grilles discrètes. Aucun appareil ne se voit dans les pièces de réception, ce qui convient bien aux salons à décors. Il faut pouvoir abaisser un plafond sans toucher aux moulures des pièces principales.
Le monobloc sans unité extérieure
Tout l’appareil se trouve à l’intérieur, contre un mur donnant sur l’extérieur, avec deux bouches rondes de 15 à 20 cm traversant la façade. Il est plus bruyant qu’un split et moins puissant, mais il évite l’unité extérieure. Les grilles restent visibles : dans le secteur protégé, elles demandent elles aussi une autorisation.
Le trajet des liaisons
Les liaisons frigorifiques, l’évacuation de l’eau de condensation et le câble électrique cheminent ensemble entre les deux unités. Dans un appartement à décors, trois options existent :
- en goulotte, peinte ou blanche, le long d’une boiserie ou d’un angle : la solution la moins chère ;
- dans un placard, une penderie ou un couloir, pour rejoindre la cour sans traverser les pièces de réception ;
- dans un faux plafond ou un coffrage, la plus discrète, mais plus longue à réaliser.
Demandez à voir le tracé sur un plan avant de signer. Dans les immeubles protégés du secteur sauvegardé, les décors intérieurs peuvent eux aussi être protégés : renseignez-vous avant de percer une boiserie ou un plafond mouluré.
L’évacuation de l’eau
En mode froid, un appareil mural produit de l’eau, parfois plusieurs litres par jour pendant une canicule. Elle doit rejoindre une descente d’eaux usées ou pluviales. Dans un immeuble ancien, la descente la plus proche est parfois loin : une petite pompe de relevage, discrète mais légèrement audible, est alors nécessaire. C’est un poste souvent oublié dans les devis.
Le jour de la pose
- Protection des lieux
Bâches sur le parquet, protection des cheminées et des meubles, accès préparé avec le gardien ou le syndic pour la cour ou le toit.
- Fixation et raccordements
Pose des deux unités, percement, passage des liaisons et de l’évacuation, raccordement électrique.
- Mise en service
Tirage au vide, contrôle d’étanchéité, mise en route et réglages, par une entreprise titulaire d’une attestation de capacité.
Ce que doit contenir le devis
- marque, modèle et puissance de chaque appareil, avec le niveau sonore de l’unité extérieure ;
- emplacement exact des unités, idéalement avec un croquis ou un photomontage, utile pour la copropriété et la mairie ;
- longueur de liaisons comprise et prix du mètre supplémentaire ;
- tracé et finition des liaisons ;
- évacuation des condensats, avec ou sans pompe ;
- moyens d’accès en hauteur si nécessaire (nacelle, échafaudage, cordiste) ;
- mise en service, garanties, délai.
Les ordres de grandeur sont sur notre page prix. Une fois l’appareil posé, pensez à l’entretien obligatoire tous les deux ans.